Accompagnements des familles aidantes


2016

Thème
Santé mentale

Contexte
Qui sont les aidants qui s’adressent à l’UNAFAM ?
Ce sont principalement les membres de la famille, en particulier les parents, qui ont vu leur adolescent ou leur jeune adulte s’isoler, se désociabiliser, entrer dans des discours incohérents, avoir des attitudes surprenantes.
Dans le cercle familial, n’oublions pas les frères, les sœurs, les conjoints, les grands-parents et les enfants de ces personnes.
Mais il y a aussi les voisins bienveillants, les amis qui ne se sont pas découragés.

Toutes ces personnes qui vivent en grande proximité avec un proche souffrant de troubles psychiques graves se trouvent dans une double situation :
D’une part ils sont les « victimes » indirectes de la maladie de leur fils/fille, frère/sœur, conjoint/e, père/mère :
-Ils ont à faire face à l’étrangeté, l’incompréhension, l’irrationnel et l’imprévisible,
-Les troubles de leur proche malade les agressent, les angoissent, les culpabilisent, les stigmatisent,
-Beaucoup se replient sur eux-mêmes, se cachent dans la honte, s’isolent,
-Certains s’installent dans le déni
-Ils subissent dans leur être les répercutions de la maladie de leur proche et souvent s’épuisent
D’autre part la famille est devenue « ressource » :
-La prédominance du traitement ambulatoire en psychiatrie confère massivement aux proches un rôle d’aidants et de partenaires du soin : les membres de la famille sont devenus de fait des acteurs premiers du « care / prendre soin » et dans une certaine mesure et sans le vouloir, du « cure / soigner »,
-L’entourage constitue malgré les progrès enregistrés dans les dispositifs d’accompagnement professionnels, la principale ressource d’accompagnement dans tout ou partie du parcours de vie.
-Aujourd’hui seules les familles, quand elles existent, gèrent des parcours notamment entre deux structures ou deux dispositifs de soin qui ne durent qu’un temps. Il n’existe pas de structures intermédiaires ou d’essais capables d’assurer les transitions,
-Les membres de la famille sont des acteurs de proximité qui assurent quotidiennement l’essentiel de la charge et de la responsabilité de l’accompagnement (veiller à la continuité des soins, des ressources, du logement, des occupations, s’occuper de la protection juridique, …)
-Les membres de la famille sont au premier rang de ceux qui facilitent le maintien du lien social et l’intégration de ces personnes dans la société
-Les aidants familiaux sont les « veilleurs du quotidien » dans la durée, les « sentinelles avancées du dispositif »

Mais pour apporter un soutien adapté à un proche malade, diverse étapes sont à franchir. Alors comment accompagner ces aidants ?

L’UNAFAM dès sa création a développé un certain nombre de services en direction des aidants qui doivent être maintenus et développer. Il faut aussi en imaginer d’autres.

Le groupe de parole est un service indispensable offert aux familles par l’UNAFAM dès que les bénévoles qui assurent l’accueil pressentent que la personne est en capacité de s’exprimer sur son vécu et d’écouter la parole des autres participants.
Les groupes permettent d’exprimer son désarroi devant l’incompréhensible, d’être entendu sans jugement ni évaluation, dans le respect, la confidentialité et la confiance mutuelle. Ils permettent de partager avec des pairs et de sortir de l’isolement.
L’animation est confiée généralement à un psychologue clinicien chargé de réguler la parole et de favoriser la dynamique du groupe.
Par ailleurs, un coordinateur bénévole, membre de la délégation départementale se charge d’organiser la mise en place des groupes. Il est présent à toutes les séances, c’est un pair référent qui a le recul nécessaire et qui fait le lien avec le Bureau d la Délégation.
Le groupe est formé de 10 participants maximum qui se réunissent 1 fois par mois (10 à 11 fois par an) pendant une durée de 2h.
Ils s’adressent particulièrement aux aidants qui sont au début de leur accompagnement, encore sous le choc de la découverte des manifestations conséquentes à la pathologie de leur proche et qui prennent petit à petit conscience de la gravité de la situation.
Chaque département a au moins un groupe de parole. Il se réunit généralement dans le local de l’UNAFAM, mais peut être implanté dans une salle municipale ou un service médicosocial.

Les familles qui assurent le soutien de leur malade sont confrontées au stress et ont du mal à gérer leurs états émotionnels.
La DD UNAFAM Ardennes a souhaité favoriser l‘apprentissage de la gestion du stress aux familles adhérentes et trouvé une association organisant des cours de sophrologie. Après une période d’essai, la DD 08 a passé une convention le 12 novembre 2013, avec l’association Dyna-Vill, pour la mise en place d’un atelier de gestion du stress-sophrologie au bénéfice des familles adhérentes de l’UNAFAM.
Les cours durent une heure. 31 séances sont prévues dans l’année. Le coût des séances est de 8 € par participant.

Dans le même esprit que pour l’action précédente, mais bloqués sur 2 jours, ces ateliers permettent aux familles qui acceptent de suivre ce genre de stage, de dépasser leur culpabilité, de retrouver dynamisme, esprit positif et joie de vivre.
L’expérimentation a été faite en 2014 sur 2 stages et a donné là aussi d’excellents résultats.
L’atelier est animé par un art-thérapeute expérimenté.
Le nombre de participants est limité à 8 et une participation de 20 € est demandée à chacun.
Le sud de la région devra être privilégié.


Objectif de l'action
* Objectif général
- Soutenir les familles aidantes

* Objectifs opérationnels
- Maintenir les 8 groupes de paroles sur les 4 départements de l'ex-région 2016
- Accroître la qualité des groupes de parole
- Maintenir l'atelier de sophrologie dans les Ardennes
- Maintenir la qualité de l'atelier de sophrologie
- Organiser 2 ateliers gestion du stress/ joie de vivre en 2016
- Maintenir la qualité des ateliers gestion du stress/ joie de vivre



Description
* Mise en place de groupes de parole
* Mise en place d'un atelier de sophrologie
* Mise en place d'ateliers gestion du stress et joie de vivre

Année de début de réalisation
2016

Année de fin de réalisation
2016

Durée
12 mois, de janvier 2016 à décembre 2016

Fréquence
Suivie

Public
Aidants

Nombre de personnes concernées
Non renseigné

Type d'action
Communication, information, sensibilisation, Accueil, écoute, orientation

Partenaire d'action
Non renseigné

Outils et supports créés :

Non renseigné

Outils et supports utilisés :

Non renseigné

Communication et valorisation de l'action
Non renseigné

Financeur
  • ARS : 12 555 €
  • Collectivités territoriales
  • - Communes et intercommunalités : 995 € €
  • - Conseils départementaux : 200 € €
  • Fonds propres : 2 000 € €

Evaluation de l'action
* Indicateurs quantitatifs
- Nombre de groupes de parole maintenus : 8 groupes maintenus sur 8 existants
Nombre de personnes mobilisées en moyenne lors des groupes de parole: non renseigné
- Nombre de personnes mobilisées en moyenne lors de l'atelier de sophrologie: 17 personnes
- Nombre de personnes ayant suivi l'atelier de gestion du stress : 16 personnes
* Indicateurs qualitatifs
- Satisfaction des participants aux groupes de parole : 95% des participants sont satisfaits ou très satisfaits
- Satisfaction des participants aux ateliers de gestion du stress : 95 % de participants sont satisfaits ou très satisfaits

Secteur d'activité
Local d'association

Lieu d'intervention
Non renseigné

Niveau géographique
Départemental

Commune
Charleville-Mézières, La Chapelle-Saint-Luc, Châlons-en-Champagne, Reims, Chaumont, Saint-Dizier

Niveau départemental
Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne

Catégorisation
A1
Développement d'offres de promotion de la santé
A2
Représentation d'intérêts, collaboration entre organisations
A3
Mobilisation sociale
A4
Développement de compétences personnelles
B1
Offres en matière de promotion de la santé
B2
Stratégies de promotion de la santé dans la politique et les institutions
B3
Potentiel social et engagement favorables à la santé
B4
Compétences individuelles favorables à la santé
C1
Environnement physique favorable à la santé
C2
Environnement social favorable à la santé
C3
Ressources personnelles et types de comportement favorables à la santé
D
Augmentation de l'espérance de vie en bonne santé - Amélioration de la qualité de vie - Diminution de la morbidité et de la mortalité (liée à des facteurs de risque)